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Groupe de parole “parler le cancer” autour de la thématique de la douleur

Groupe de parole “parler le cancer” autour de la thématique de la douleur

22 juin 2022

Composition du groupe

5 femmes ayant eu un cancer du sein ou un cancer de l’utérus étaient présentes.
Animé par Marie LAMARQUE, psychologue et Eliane SOUCASSE, sophrologue
Invité : Sylvain LAURENT, kinésithérapeute

Déroulé de la séance

Comme habituellement, le groupe de parole a débuté par un temps d’échange et de présentation. Une fois encore, ce temps d’échange est d’autant plus précieux pour les nouvelles personnes nous rejoignant, les aidant à prendre leur place au sein du groupe déjà « constitué ».
A l’issue de ce temps, nous leur avons proposé de parler de leurs douleurs du moment de la découverte du cancer à aujourd’hui.

Ce qu’il ressort

De manière assez surprenante, les douleurs liées à la localisation du cancer ne sont pas les douleurs qui émergent dans le discours des femmes en première intention. En effet, les douleurs principalement évoquées sont celles que l’on retrouve dans le corps (plus particulièrement au niveau des extrémités), souvent en raison de l’hormonothérapie. Les femmes notent de manière assez unanime, la perte de sensibilité ou au contraire une sensibilité plus marquée des bouts des doigts et des pieds, rendant leur quotidien handicapant. Par ailleurs, des douleurs du cuir chevelu sont également relatées au moment de la perte des cheveux au cours de la chimiothérapie pour celles les ayant perdus. Le rapport à « cette nouvelle tête » ou à la peur qui y est associée, est évoqué mais sera davantage approfondi lors du groupe de parole sur « le rapport au corps » du 26 octobre 2022.


Les participantes, souffrant et parlant régulièrement des douleurs associées aux lymphœdèmes, n’étaient pas présentes sur ce groupe de parole, raison pour laquelle cette thématique, pourtant récurrente, n’apparait pas dans le contenu des douleurs ressenties.


Une fois encore, nous pouvons observer la fonction de réassurance que représente les groupes de parole pour les femmes face à leurs nombreux questionnements et aux douleurs ressenties. Des conseils sont échangés sur la nécessité de s’hydrater la peau face aux différentes formes de sensibilités perçues (type de crème, utilisation de glaçons…), l’importance de s’hydrater, d’aller chercher de l’aide sur les soins de support présents à Oncopole, sur l’exposition au soleil et le ressenti sur la peau suite à la chimiothérapie, le type de perruque ou de turban à choisir et les lieux recommandés pour les acquérir, les sensations douloureuses et gênantes liées au port du port-a-cath…


Cette séance nous montre une nouvelle fois à quel point les femmes ont un besoin de pouvoir parler de leurs vécus respectifs quand l’entourage (personnel, professionnel, sociétal…) estime qu’elles sont guéries. Toutes les douleurs exprimées au cours de ce groupe de parole sont surtout des douleurs de l’après alors que l’on aurait pu s’attendre à entendre parler de douleurs plus localisées en fonction du type de cancer. Ce constat soulève encore une fois l’importance du maintien de l’accompagnant médical et psychologique de ces patientes dans cette période de la rémission.

Emergence de nouvelles thématiques à traiter

Si la thématique de la peur que nous avions traité la fois précédente faisait état d’une colère partagée par les participantes et qui nous indiquait une future thématique à aborder, celle sur la douleur permet d’en faire émerger trois nouvelles : la reprise du travail, le vécu psychologique et le sentiment d’abandon.

Les prochains groupes

Quatre autres groupes de parole ont été programmés jusqu’à février 2023

  • Mercredi 7 septembre 2022 – Acceptation du cancer
  • Mercredi 26 octobre 2022 – Le rapport au corps
  • Mercredi 21 décembre 2022 – La place de l’entourage
  • Mercredi 22 février 2023 – Le sens du cancer dans la vie d’après

Comment et quand participer ?

Quel que soit votre cancer et le moment où vous en êtes de votre parcours, les groupes de parole vous sont consacrés. Ils ont lieu tous les deux mois, les mercredis de 18h30 à 20h30. Pour pouvoir les intégrer, il suffit simplement de s’inscrire par SMS/appel au 06.87.64.26.32 en indiquant votre nom, prénom et numéro de téléphone.

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Groupe de parole « parler le cancer » autour de la thématique de la peur

Groupe de parole « parler le cancer » autour de la thématique de la peur

20 avril 2022

Composition du groupe

7 personnes étaient présentes sur ce groupe de parole.

Animé par :

  • Marie Lamarque, psychologue
  • Eliane Soucasse, sophrologue
Source : freepik

Déroulé de la séance

Pendant la première heure, nous avons laissé un temps de parole libre sous la forme d’un tour de table permettant à chacune de se présenter et d’expliquer où elles en étaient dans leur parcours. Il s’agit d’un temps d’échange et de partage bienveillant et est d’autant plus précieux pour les nouvelles personnes nous rejoignant, les aidant à prendre leur place au sein du groupe déjà « constitué ».

Après ce temps, nous avons proposé à chaque personne de prendre quelques minutes et d’écrire des mots clés ou anecdotes qu’elles souhaitaient partager au sein du groupe autour de la notion de la peur.

Ce qu’il ressort

La peur survient dans plusieurs temporalités, prend des formes différentes et peut être auto centrée ou orientée vers l’entourage.

Au moment de l’annonce, la peur de mourir est la peur qui arrive de manière unanime, la peur de la fin, peur « paralysante », qui sidère, peur de cet avenir incertain qui s’obscurcit et peur ce qu’il va advenir. Pour certaines, cette peur s’accompagne de la peur de l’annoncer à leur tour à leur entourage, de leur réaction mais surtout de les laisser si elle venait à ne pas survivre.

S’en suit la peur des traitements, de la douleur, de la perte des cheveux… peur que le corps ne suive pas si le mental, lui, est bien là pour certaines. Peur de voir ce corps se dégrader avec la chimiothérapie notamment et les changements physiques inhérents.

Puis vient le moment de l’après cancer, celui où certaines expriment être « sans filet », et où la moindre douleur dans le corps, chaque examen, le noir, l’attente de résultats médicaux, deviennent source de peur dans le quotidien…

Pour autant, bien que la peur soit présente dès l’annonce et perdure dans chacune des étapes rencontrées par les patientes, il ressort néanmoins, que cette peur peut également avoir une fonction de ressource, avoir un aspect positif, agir comme un « moteur », un « nouvel élan », dans la mesure où les femmes expriment toutes être davantage à l’écoute de leur corps, des signaux qu’il leur envoie, sans les dénier comme elles pouvaient le faire auparavant.

Cette peur est souvent accompagnée de colère ce qui donnera sans doute lieu à une proposition de thématique une fois que les 5 autres groupes auront été réalisés.

Les prochains groupes

Cinq autres groupes de parole ont été programmés jusqu’à février 2023

  • Mercredi 22 juin 2022 – La douleur
  • Mercredi 7 septembre 2022 – Acceptation du cancer
  • Mercredi 26 octobre 2022 – Le rapport au corps
  • Mercredi 21 décembre 2022 – La place de l’entourage
  • Mercredi 22 février 2023 – Le sens du cancer dans la vie d’après

Comment et quand participer ?

Quel que soit votre cancer et le moment où vous en êtes de votre parcours, les groupes de parole vous sont consacrés. Ils ont lieu tous les deux mois, les mercredis de 18h30 à 20h30. Pour pouvoir les intégrer, il suffit simplement de s’inscrire par SMS au 06.87.64.26.32 en indiquant votre nom, prénom et numéro de téléphone.

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Éducation thérapeutique diabète type 2 en 2022

Éducation thérapeutique diabète T2 en 2022

Sessions d’octobre

Session de juin

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Ateliers pour préparer son parcours de grossesse en 2022

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Groupe de parole « parler le cancer » en 2022

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Groupes de parole « Parler le cancer »

Les groupes de parole « Parler le cancer »

Historique

En 2019, les premiers groupes de parole sur la thématique du cancer du sein voient le jour à la Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) avec Eliane Soucasse-Piquemal. C’est en tant que sophrologue au sein de la MSP et de patiente experte, qu’elle a pu accompagner pendant un an une dizaine de femmes ayant (eu) un cancer du sein. En 2020, elle est rejointe par Marie Lamarque, psychologue à la MSP, pour la coanimation de ce projet.

Le groupe « Parler le cancer du sein » accueille des femmes de tout âge, du moment de l’annonce du cancer à l’après. De 2019 à 2021, aucune thématique n’a été fixée préalablement, laissant libre court aux émotions, aux envies et aux besoins de chacune en toute spontanéité.

En 2022, les groupes de parole évoluent

Tout d’abord, nous avons décidé de rendre accessible les groupes à tout type de cancer, aux femmes et aux hommes qui désirent partager leurs expériences respectives avec d’autres personnes qui ont vécu la même chose.

Ensuite, pour pouvoir accompagner au mieux les participants, nous proposons aussi de poser en avance des thématiques à chacune de nos rencontres. Thématiques qui sont revenues de manière récurrente dans nos nombreux échanges passés et qui, selon nous, nécessiteraient d’être approfondies.

Par conséquent, 5 dates ont donc été fixées en 2022 :

  • Mercredi 20 avril 2022 – La peur du cancer – compte rendu
  • Mercredi 22 juin – La douleur – compte rendu
  • Mercredi 7 septembre – Acceptation du cancer – compte rendu
  • Mercredi 26 octobre – Le thème du rapport au corps a été finalement modifié pour s’inscrire dans le programme Octobre Rose de Rieux-Volvestre. Le groupe était ouvert à tout public – compte rendu
  • Mercredi 21 décembre – La place de l’entourage
  • Mercredi 22 février – Le sens du cancer dans la vie d’après

Comment et quand participer ?

Quel que soit votre cancer et le moment où vous en êtes de votre parcours, les groupes de parole vous sont consacrés. Ils ont lieu tous les deux mois, les mercredis de 18h30 à 20h. Pour pouvoir les intégrer il suffit simplement de s’inscrire par SMS au 06.87.64.26.32 en indiquant votre nom, prénom et numéro de téléphone.

La Forms parle de notre projet : www.forms-etc.fr/actualites/de-lannonce-lapres-elles-parlent-le-cancer

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Le partage d’informations entre les professionnels de la maison de santé

Le partage d’informations entre les professionnels de la maison de santé

Dans le cadre de leur activité, les professionnel·les de la maison de santé de Rieux-Volvestre sont amené·es à recueillir et à conserver des informations vous concernant dans un dossier informatisé. Ce dossier permet :

  • d’assurer votre suivi médical ;
  • de vous garantir la prise en charge la plus adaptée à votre état de santé ;
  • de vous assurer un meilleur suivi et un accompagnement optimal.

Pour cela, les professionnel·les de la maison de santé s’appuient d’un système d’information partagé sécurisé : Weda, agréé ASIP santé niveau 2.

Cela veut dire que :

Les professionnels de santé de la maison de santé peuvent saisir, dans le même dossier, des informations médicales vous concernant et qu’ils·elles recueillent. Par exemple :

. Votre médecin traitant, les autres médecins de la maison de santé ou un·e médecin remplaçant peuvent saisir les comptes rendus de consultation, vos antécédents médicaux ; intégrer des courriers d’hospitalisation et de spécialistes ainsi que des résultats d’examens et d’analyses.

. Votre infirmier·ère peut saisir sur votre dossier le vaccin qu’il·elle vient de réaliser ou une observation sur l’évolution de votre état de santé.

. Votre sage-femme peut saisir le compte rendu de sa consultation, intégrer les résultats d’examens et transmettre à votre médecin une évolution de votre état de santé.

. Vos masso-kinésithérapeutes peuvent intégrer les bilans de rééducation et observations quant à l’évolution de votre état de santé.

. Vos chirurgiens-dentistes peuvent enregistrer les résultats d’examen qu’il·elle réalisent, saisir ses prescriptions et transmettre à votre médecin une observation.

. Votre pédicure-podologue peut suivre l’évolution de votre diabète, consulter vos comptes-rendus d’imagerie ou encore communiquer à votre médecin via le logiciel partagé le traitement dispensé

. Votre orthophoniste peut partager les bilans réalisés ainsi que les mesures d’ajustements préconisés.

. Votre ergothérapeute peut partager les bilans réalisés ainsi que des observations lors de votre prise en charge.

. Votre infirmier de santé publique Asalée peut saisir ses suivis et recommandations d’éducation thérapeutique.

. Votre psychologue peuvent noter la date du début de votre suivi ou des informations que vous avez accepté formellement qu’elles partagent.

. Votre travailleuse sociale de la microstructure addictologie peut noter des informations sur votre situation ou vos projets.

Cela veut également dire que :

Chaque professionnel·le de la maison de santé peut consulter les informations nécessaires à votre prise en charge que les autres professionnel·les ont noté : comptes-rendus de vos consultations médicales, paramédicales, hospitalisation, examens et analyses.

Sur votre demande, une information peut n’être rendue accessible que pour le professionnel qui la saisit, ou qu’à certains professionnels définis.

L’équipe peut discuter d’une situation de santé complexe vous concernant en réunion de concertation pluriprofessionnelle

Tous les professionnel·les de la maison de santé sont tenus au secret médical ou professionnel.
La Loi Santé du 26 janvier 2016 autorise ce partage au sein d’une équipe de soins et considère qu’en l’absence d’indication contraire votre accord est tacite.
Tous·tes les professionnel·les de la maison de santé pourront avoir accès à vos données, seuls ceux qui vous prennent en charge accèdent à votre dossier. Avec votre consentement, des informations pourront être transmises à d’autres professionnel·les hors de la maison de santé, vous accompagnant.

Si vous n’êtes pas d’accord, vous avez le droit de le faire savoir. Vous pouvez accéder aux informations figurant dans votre dossier. Vous disposez, sous certaines conditions, d’un droit de rectification, d’effacement de ces informations, ou du droit de vous opposer ou de limiter leur utilisation.
N’hésitez pas à en faire part aux professionnel·les vous accompagnant et qui sont le mieux à même de recueillir votre décision. Votre refus peut avoir des conséquences sur votre suivi médical et nous sommes compétent·es pour vous éclairer à ce sujet.

Votre dossier médical est conservé en principe pour une durée de 20 ans à compter de la date de votre dernière consultation, par référence aux dispositions de l’article R. 1112-7 du code de la santé publique applicable. Votre dossier est hébergé sur les serveurs ZAYO FRANCE. Ce dernier est agréé HADS par le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes pour « l’hébergement de données de santé à caractère personnel », qui dispose d’une certification délivrée en application des dispositions de l’article L1111-8 du code de la santé publique. L’ensemble des professionnel·les de la maison de santé se porte garant de la confidentialité de vos données.

Pour toute question concernant la gestion de vos données de santé au sein de la MSP, vous pouvez utiliser le formulaire de contact du site internet. Pour toute question relative à la protection de vos données ou pour exercer vos droits, vous pouvez vous adresser directement à votre professionnel de santé. En cas de difficultés, vous pouvez également saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) d’une réclamation. »

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Harcèlement scolaire : et si on en parlait ?

Harcèlement scolaire : et si on en parlait ?

Au cours de ces dernières années, le harcèlement scolaire ne cesse d’augmenter. Pour autant, en parler reste souvent difficile pour les victimes.
Cet article a pour vocation d’expliquer :

  • ce qu’est le harcèlement scolaire ;
  • surtout d’en repérer les conséquences et les risques afin d’aider les jeunes, les familles, les enseignants et les professionnels de santé à mieux l’appréhender.

Qu’est ce que le harcèlement ?

Selon le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et du sport, le harcèlement scolaire se définit comme : « une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école : elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre. Lorsqu’un enfant ou un adolescent est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement ».

Source : « le harcèlement scolaire, c’est quoi ? » Extrait du magazine 1jour1actu N°90. 2015

Le harcèlement scolaire touche aujourd’hui en France 1 enfant sur 10. Il peut s’agir d’insultes, de vol, de surnoms méchants, de bousculades, de mise à l’écart…
La montée en puissance des réseaux sociaux modifie les modes de harcèlement scolaire faisant apparaître, notamment, le cyberharcèlement. De ce fait, le harcèlement se poursuit au-delà de la cour de récréation pour certains jeunes. Le #Anti2010 en est le parfait exemple.

Selon Nicole Catheline (2020) dans son article « Prévenir le harcèlement en milieux scolaire, un enjeu de santé mentale » les conséquences du cyberharcèlement « sont globalement identiques sur le fond, mais infiniment plus rapides dans leurs manifestations et parfois plus radicalement délétères ».
Les enfants victimes de harcèlement n’osent parfois pas en parler dans la mesure où ils peuvent éprouver une honte qui les amène à se replier sur eux. Certains pensent même être responsables de ce qu’il leur arrive. Ce qui ne les incite pas, de fait, à parler.
Alors comment aider un jeune qui ne parvient pas à exprimer son statut de victime ?

Risque du harcèlement scolaire

Un certain nombre de conséquences au harcèlement apparaît dans la littérature comme pouvant être des indicateurs dans son dépistage.
Tout d’abord, on peut observer une altération des fonctions cognitives en termes de mémoire, d’acquisition et de concentration. Par exemple, un enfant jusque là « bon élève » ou sans problème apparent, peut se révéler avoir des difficultés alors que rien ne semble avoir changé.

  • On observe aussi une perte de l’estime de soi et de confiance en soi avec des jeunes pouvant se dévaloriser davantage.
  • Un absentéisme peut également se développer, de la même manière qu’un désinvestissement scolaire et une baisse des résultats, allant parfois jusqu’à une déscolarisation partielle ou totale. Des phobies scolaires et sociales peuvent alors apparaître.
  • Sur un plan somatique, des maux de ventre, de tête, des vomissements, des insomnies, des troubles alimentaires peuvent être des signaux alertant la famille et le corps enseignant et/ou médical.

Le harcèlement scolaire, s’il n’est pas repéré et accompagné, peut avoir d’importantes incidences sur le jeune où l’on estime qu’un adolescent harcelé à l’école, à quatre fois plus de risques d’avoir des idées suicidaires qu’un autre jeune (Dan Olweus, 1999). Un état dépressif peut également être repéré à l’âge adulte ainsi qu’une tendance à la consommation de drogue et d’alcool plus élevée des suites du harcèlement scolaire.
Mais alors, que faire lorsque l’un de nos proches, élèves ou patients, est victime de harcèlement scolaire ?

Que faire ?

Face au harcèlement scolaire, un certain nombre de campagne de prévention et de sensibilisation voit le jour comme celle intitulée « Non au harcèlement » : www.nonauharcelement.education.gouv.fr ; au même titre que des associations, des forums, des articles en sciences humaines, faisant de ce sujet une actualité.

Le 5 novembre, c’est la Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire

La campagne de 2017 de prévention contre le harcèlement scolaire prône le slogan :

« Le harcèlement, pour l’arrêter, il faut en parler »

Accompagner les jeunes enfants ou adolescents, qu’ils soient victimes, témoins ou auteurs de harcèlement, à parler est primordial.
Pour cela, il existe des numéros verts pour aider les victimes, les familles et les professionnels.

En parler, aux enseignants et/ou aux professionnels de santé en qui l’on a confiance est également essentiel et déterminant dans la prise en charge. Parce qu’une fois dénoncé, les jeunes enfants ou adolescents doivent être accompagnés. La parole une fois déliée doit amener une considération du mal être vécu par les victimes mais aussi des agresseurs.
Par ailleurs, des sites Internet proposent d’importantes ressources diverses et variées pour accompagner et faciliter l’expression du harcèlement.

Ne pas rester seul face au harcèlement scolaire est important. Si vous êtes victimes, témoins ou auteurs parlez en.
Les professionnels de la maison de santé sont aussi là pour recueillir vos témoignages.

Autrice : Marie Lamarque, psychologue.

Sources :

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Ce que tout le monde devrait savoir sur la solution implant dentaire

Ce que tout le monde devrait savoir sur la solution implant dentaire

À la Clinique dentaire de la maison de santé, nous constatons que les implants dentaires sont une solution dont le principe est mal connu et qui peut parfois générer quelques inquiétudes notamment concernant la complexité de l’intervention et les suites post-opératoires. Vous verrez dans cet article que c’est une intervention assez simple avec très peu de suite.
Nous définirons donc ce qu’est un implant avec sa prothèse puis nous verrons comment l’implant tient dans l’os et enfin quels en sont les avantages.

Qu’est-ce qu’un implant dentaire ?

Un implant dentaire est une petite vis en titane, qui mesure entre 6 et 13 mm de long et entre 3 et 6 mm de diamètre en moyenne. Un implant se substitue à la racine de la dent. Il sert de base stable pour les couronnes, les bridges et les solutions pour les personnes qui n’ont plus de dents.
Il stabilise la nouvelle dent grâce à son ancrage, intégré dans l’os de la mâchoire.

Qu’est-ce que la prothèse sur implant ?

La couronne ou le bridge est placé sur le dessus de l’implant.
Une couronne est une prothèse qui remplace une dent absente.
Un bridge ou un pont permet de remplacer une dent absente, voire deux.

Comment l’implant tient-il dans l’os ?

Un implant a la capacité de se lier à l’os au sein duquel il est placé. C’est le phénomène « d’ostéointégration ». Ce phénomène naturel s’établit en 3 à 6 mois et dure théoriquement toute la vie.
Il permet de créer une liaison mécanique très forte entre l’implant et l’os de la mâchoire. Une fois ostéointégré, l’implant peut supporter les forces de mastication qui s’exercent sur lui.
La surface d’un implant dentaire est en fait très rugueuse à l’échelle microscopique (voir schéma ci-dessous). Les cellules de l’os de la mâchoire migrent et colonisent sa surface.
Ces cellules synthétisent progressivement un nouveau tissu osseux. Le tissu vient s’ancrer dans les anfractuosités de la surface implantaire (tissu jaune sur l’image de droite).

Pourquoi poser un implant ?

Lorsqu’il manque une ou plusieurs dents, la pose d’implant(s) permet une réhabilitation aussi bien fonctionnelle (mastication) qu’esthétique (sourire).
Un des intérêts majeurs de l’implant est qu’il permet de ne pas toucher aux autres dents. Comme c’est le cas avec d’autres solutions comme pour le bridge dento-porté.
Par ailleurs les implants peuvent permettre d’éviter le port parfois contraignant de prothèse amovible (dentier) dans le cas d’un édentement important.

L’intervention chirurgicale pour la pose d’implant

L’intervention se prépare avec votre Chirurgien-dentiste. Il ou elle vous présentera toutes les étapes de la procédure et vous donnera les informations spécifiques à votre état de santé.
Il s’agit d’un protocole chirurgical, fréquent et peu invasif. Les suites post opératoires sont quasi- asymptomatiques.
L’intervention se programme plusieurs semaines à l’avance et dure environ 2 heures. L’anesthésie est locale et il suffit de prévoir une 1/2 journée de repos après l’intervention.
En bref, la pose d’implant est une technique très fiable qui respecte les dents existantes. Parlez-en avec votre professionnel de santé qui vous conseillera sur les solutions adaptées à votre situation.

Auteur(s) Autrice(s) : Dr Julien Cassaigne, Aurélie Beille – clinique dentaire
Sources : Manuel grand public Implants Nobel Biocare.

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La « panacée du cardiologue »

La « panacée du cardiologue »

Hippocrate (www.freepng.fr)

Panacée, littéralement « remède à tout » ou encore « la Secourable » est une déesse du panthéon grec, l’une des enfants d’Asclépios. Elle était en charge de soigner les malades avec des plantes ; on la retrouve avec une de ses sœurs, Hygie, dans le serment d’Hippocrate.

Comme nom commun, elle est synonyme de la « thériaque », un célèbre contre poison ramené à Rome par Pompée. Elle sera utilisée, modifiée encore pendant les siècles suivants jusqu’au début du 20ème. Mais elle était déjà moquée par Pline l’ancien comme charlatanisme devant la quantité folle d’ingrédients et d’effets réputés sur beaucoup trop de maux pour être honnête.

C’est l’origine de cette ambivalence : l’espoir d’un remède universel face à la réalité des différentes maladies et complications d’accidents qui s’étalera jusqu’au siècle dernier et le développement de la pharmacopée moderne (catalogue des médicaments).

C’est votre manière d’agir qui est la panacée !

Pourquoi parler alors de Panacée ici ? Parce qu’il existe un élément essentiel dans la prévention et le traitement des maladies cardio-vasculaires. Ce n’est pas une formule magique, ni une pilule, encore moins une potion à base de poudre de vipère et d’autres choses étranges, c’est votre manière d’agir (« comportement »).

(pics.onemusic.tv)

Le cœur et le système cardio-vasculaire, c’est environs 100 000 battements par jour, 40 millions par an et jusqu’à 3 milliards au cours d’une vie, 5 litres de sang transportés à travers un réseau avoisinant les 100 000 km, soit 2 fois et demi le tour de la terre … pour un adulte en bonne santé.

« Un cœur gros comme ça aux dimensions astronomiques ».

Lorsque le système déraille, il fait 400 morts par jour en France. 1ère cause de mortalité pour les femmes ET les hommes de plus de 65 ans. 2ème cause de mortalité pour les hommes avant 65 ans (derrière les cancers). Et surtout 1ère cause de mortalité pour les femmes avant 65 ans (devant les cancers). (1) Le tableau est encore plus sombre lorsque l’on compte les années de vie en bonne santé perdues après une attaque, un AVC, une artérite, …

Les hormones des femmes ne les protègent pas des maladies cardio-vasculaires, il faut en finir avec cette idée. (2)

Un peu de santé publique pour comprendre le risque cardio-vasculaire

Organisation Mondiale pour la Santé (www.who.int)

On distingue plusieurs niveaux de prévention :

  • La prévention primaire : avant la survenue d’un problème, on évite l’apparition du risque, c’est toujours ce qu’il y a de mieux à faire.
  • La prévention secondaire : après un accident, on va pouvoir empêcher l’aggravation d’une lésion qui restera présente (c’est le cas pour l’arrêt du tabac) ou même réduire le risque pour de bon. Par exemple le risque d’AVC diminue mécaniquement en baissant la tension artérielle.

Un « Facteur de Risque Cardio-Vasculaire (FRCV) augmente le risque de survenue de la maladie coronarienne lorsqu’on s’y expose, et diminue le risque lorsqu’on le supprime ou l’améliore. Cette dernière caractéristique (la réciprocité) le différencie du « marqueur de risque » qui lui, ne fonctionne que dans un sens – supprimer le marqueur ne change pas le niveau de risque.

On distingue classiquement les facteurs de risques cardio-vasculaires en 2 familles :

  • Ceux que l’on ne peut pas modifier : age, sexe et hérédité biologique – celle qui est véritablement liée à vos gènes, pas aux habitudes familiales.
  • Ceux sur lesquels on peut agir : tous les autres. Les plus fréquemment cités concernent le tabagisme, l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité abdominale, des facteurs psychosociaux, … Ils sont plus nombreux selon les études que l’on choisira, certains auteurs en dénombrent une centaine.

Un point à retenir : les facteurs de risques ne s’additionnent pas (1+1=2), ils se potentialisent (1+1=3 !) : un peu de cholestérol avec un peu d’hypertension et une cigarette de temps en temps peuvent produire plus de dégât sur votre santé que beaucoup de cholestérol.

Pas de chance, ou plutôt si. Car si vous baissez l’exposition à quelques facteurs par un effort réduit, vous diminuez considérablement le risque cardio-vasculaire. Peu d’effort suffit pour un gain avantageux !

Un bémol cependant, les modèles (scores) actuels d’évaluation de risques basés sur les FRCV ont des failles : ils minorent l’impact de votre âge (dès que vous franchissez un seuil d’âge votre risque augmente) ; ils minorent toujours le risque pour les femmes alors que les chiffres de mortalité/morbidité indiquent le contraire : les femmes sont probablement plus exposées que les hommes au risque d’accident cardio-vasculaire ; ils ne prennent pas correctement en compte le temps d’exposition à un facteur de risque (ils considèrent par exemple que soit vous fumez, soit vous ne fumez pas, alors que la durée a un impact).

Arrêter de fumer – manger mieux et bouger plus : voilà la composition de la panacée des cardiologues

Arrêter de fumer – manger mieux et bouger plus : voilà la composition de la panacée des cardiologues. Ces trois éléments, simple, qui viendront naturellement réduire le stress et améliorer votre sommeil. Cela va réduire tous les facteurs de risques cardio-vasculaires modifiables et permettre de faire disparaître 80 % du risque des maladies cardio-vasculaires en plus d’améliorer votre qualité de vie. J’insiste sur ce chiffre, avec ces 3 éléments, 80 % du risque est supprimé.

(www.almaviva.com)

Aucun médecin, aucun pharmacien, aucun professionnel de santé ne peut le faire à votre place ; c’est votre manière d’agir (« comportement ») qui a le plus d’impact.

✔  Aujourd’hui, tous les professionnels de santé peuvent vous aider à arrêter de fumer et plusieurs substituts nicotiniques sont totalement ou partiellement pris en charge (si vous avez eu la mauvaise idée de commencer, il n’est jamais trop tard pour arrêter). (3)

✔  Manger mieux c’est manger varié et sans excès (ni trop – ni trop peu). (4)

✔  Bouger plus, c’est une heure tous les jours pour les enfants (80 % ne le font pas) et idéalement 30 minutes tous les jours pour les adultes. (5)

Ces mesures ne remplacent pas un traitement qui aurait été prescrit par un professionnel de santé, elles sont le socle de votre prise en charge sur lequel peuvent venir s’ajouter les effets de vos traitements.

Pour aller plus loin, comme chaque année le 29 septembre avait lieu la journée internationale du cœur. A cette occasion, la fédération française de cardiologie organisait du 20 au 29 Septembre les semaines du cœur, un peu partout en France. (6)

Auteur : J. Schenker – Infirmier Délégué à la Santé Publique – Asalée

Sources et références :

  1. BEH du 12 Novembre 2019 – https://www.santepubliquefrance.fr/docs/bulletin-epidemiologique-hebdomadaire-12-novembre-2019-n-29-30-surveillance-de-la-mortalite-par-cause-medicale-en-france-les-dernieres-evolutions
  2. https://presse.inserm.fr/oestrogenes-et-risques-cardiovasculaires-chez-les-femmes-menopausees/1492
  3. https://www.tabac-info-service.fr/
  4. https://www.mangerbouger.fr/Manger-mieux
  5. https://www.mangerbouger.fr/Bouger-plus
  6. https://fedecardio.org/nous-connaitre/semaine-du-coeur-2021/